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VAN EYCK TO TITIAN

Art Show Room

RENAISSANCE FACES :
VAN EYCK TO TITIAN

15 octobre 2008 – 18 janvier 2009
Sainsbury Wing, National Gallery

mardi 30 septembre 2008, par Luxe-whisperer

Suivre et comprendre les évolutions de l’art du portrait à la Renaissance en Europe, tel est le propos de la prochaine grande exposition de la National de Londres : Renaissance Faces : Van Eyck to Titian. © Image Credits : Quinten Massys. An Old Woman (‘The Ugly Duchess’) about 1513 © The National Gallery, London. Bequeathed by Miss Jenny Louisa Roberta Blaker, 1947 (NG 5769).

Renaissance Faces : Van Eyck to Titian réunit pour l’occasion un ensemble d’environ 70 chefs-d’œuvre - peintures, sculptures, dessins, médailles - des plus grands maîtres de la Renaissance : Raphaël, Titien, Botticelli, Van Eyck, Holbein, Dürer, Lotto ou Bellini.

La National Gallery a la chance de conserver un des plus riches fonds de peinture de la Renaissance au monde. Une sélection du meilleur des œuvres de ses collections – comprenant les célèbres Ambassadeurs d’Holbein – est présentée dans le cadre de Renaissance Faces aux cotés de chefs-d’œuvre de premier plan issus de collections publiques ou privées du Royaume-Uni, du reste de l’Europe ou d’Amérique du Nord. Exceptionnellement, le Prado de Madrid prête pour l’occasion des chefs-d’œuvre de la cour des Habsbourg dont le majestueux Portrait du jeune Philippe II en armure ainsi que le célèbre Portrait du bouffon Pejeron par Antonis Mor.

Aux 15ème et 16ème siècles, la Renaissance marquant l’affirmation de l’individu face aux structures de la société, l’art du portrait se développa pour rendre compte de tous les aspects de l’existence humaine : l’enfance, l’âge adulte et la mort, mais aussi la vie sociale et politique : l’amitié, le mariage, la vie de cour. L’exposition vient apporter les découvertes et les éclairages les plus récents sur les questions fondamentales de la ressemblance, de la mémoire, de l’identité tout en révélant une remarquable communauté de personnalités de la Renaissance : princes, émissaires, marchands, prélats, commerçants et artistes (cf. A. Dürer, Autoportrait, Kunsthalle de Brême).

A la Renaissance, il était admis que l’apparence d’un individu reflétait la qualité de son âme : la beauté physique étant le miroir de la vertu et de la moralité du sujet. Les artistes développèrent alors des approches très personnelles pour atteindre la représentation de la beauté idéale. Le merveilleux Portrait d’une Jeune Femme de Palma l’Ancien (Museo Thyssen-Bornemisza) ainsi que le marbre de Tullio Lombardo Jeune Couple en Bacchus et Ariane (Kunsthistorisches Museum, Vienne) illustre ainsi brillamment ce thème central.

Les portraits permettaient aux artistes et à leurs commanditaires d’adresser de puissants messages sur eux-mêmes et au monde dans lequel ils évoluaient. Le recours aux symboles dans les portraits joua dès lors un rôle essentiel dans la vie sociale de la Renaissance, et notamment lors d’alliances matrimoniales et /ou politiques. L’exposition présente ainsi de nombreuses compositions intrigantes depuis la Dame à l’Ecureuil et à l’Etourneau (National Gallery, Londres) à l’Empereur Rodolphe II en Vertumne (Château de Skokloster, Suède) pour la première fois exposés au Royaume-Uni.

La dernière partie de l’exposition retrace le développement du portrait de cour en pied et son rôle crucial en tant que vecteur de propagande étatique et politique. Dans ce registre, l’exposition présente ainsi l’impressionnante statue de Philippe II par Leone et Pompeo Leoni (Prado) ainsi que son Portrait en armure par Antonis Mor (El Escorial).

Renaissance Faces réunit également une série d’attachants portraits d’enfants, soit isolément, soit au sein d’un groupe familial. Les jeunes princes étaient souvent représentés avec leurs pères, en partie pour souligner la continuité dynastique, comme dans le Portrait de Federico de Montefeltro et de son fils Guidobaldo par Justus de Gand (Galleria Nazionale delle Marche, Urbino). Egalement présenté dans le cadre de l’exposition est le remarquable portrait par Guido Mazzoni d’un Enfant rieur (Collection Royale Britannique), aujourd’hui considéré comme le portrait du jeune Henri VIII d’Angleterre. D’autres œuvres viennent donner à voir de touchantes scènes de la vie familiale tel que dans le Viel homme et son petit-fils par Domenico Ghirlandaio (Musée du Louvre).

Renaissance Faces vient rappeler et souligner de nouveaux aspects dans l’extraordinaire degré d’échanges culturels dans l’Europe de la Renaissance. Van Eyck, Titien ou Memling répondaient à des commandes émanant du Sud comme du Nord de l’Europe et l’influence de leurs œuvres se faisait ainsi sentir bien au-delà des Cours de leurs commanditaires.

Renaissance Faces : Van Eyck to Titian est conjointement organisée par la National Gallery de Londres et par le Muséo Nacional del Prado de Madrid. Elle a pour commissaire principal Susan Foister pour sa présentation londonienne. Mécénat
Renaissance Faces : Van Eyck to Titian reçoit le soutien de la société AXA.

Le catalogue Renaissance Faces : Van Eyck to Titian

Un catalogue vient accompagner l’exposition retraçant les évolutions du portrait au Sud et au Nord de l’Europe à la Renaissance. Cet ouvrage illustré se penche sur les différents styles de portraits, les techniques et les iconographies, les fonctions du portrait, et les relations entre peinture, sculpture et les médailles. Le catalogue comprend la contribution d’experts reconnus sur le rôle du portrait et la notion de ressemblance dans tous les aspects de la vie humaine, incluant la propagande, le pouvoir, la courtisanerie, l’amour, la famille, l’ambition et la hiérarchie. Essais et fiches analytiques viennent faire le point sur les recherches les plus récentes sur les œuvres des plus grands portraitistes de la période.

Le catalogue comprend ainsi des essais par Lome Campbell et Luke Syson de la National Gallery de Londres ; de Jennifer Fletcher, jusqu’à récemment Senior Lecturer au Courtauld Institute de Londres ; de Miguel Falomir du Museo Nacional del Prado de Madrid. Il inclut également des contributions par Susan Foister, Elena Greer, Minna Moore Ede, Simona di Nepi et Carol Plazzotta de la National Gallery de Londres ; de Philip Attwood ; Duncan Bull ; Molly Ann Faries ; Sergio Guarino ; Pilar Silva Maroto ; Almudena Pérez de Tuleda ; Karen Serres. Publié par The National Gallery Company, London. Distribué par Yale University Press.£19.95 édition reliée, £35 édition brochée

The National Gallery
Trafalgar Square
London WC2N 5DN
Dates & heures d’ouverture au public :
15 octobre 2008 – 18 janvier 2009
Tous les jours de 10h00 à 18h00, les mercredis jusqu’à 21h00
Dernière entrée 17h15 (20h15 le mercredi).

Réservation à l’avance sur le site www.nationalgallery.org.uk ou en appelant le 00 44 870 906 3891 (avec frais de réservation).

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